Entre la réalité et le cinema ? Oh il n' y a qu'un pas.



/ ! \ ATTENTION EN VOULANT / ! \
/ ! \ QUITTER LA BELLE / ! \
/ ! \ PLANETE TERRE / ! \
/ ! \ VOUS ALLEZ RENCONTRER / ! \
/ ! \ DES ZONES DE TURBULANCES / ! \
/ ! \ ATTACHEZ VOS CEINTURES / ! \




☼▪▪▪ Vous savez que le réalisme n'existe pas ?
☼▪▪▪ Vous voulez être réaliste car vous refusez de monter trop haut.
☼▪▪▪ Car vous avez peur de vous ecraser sur vos petites fesses déjà bien musclés par les coups de la vie.
☼▪▪▪ Arrêtez de croire que le cinema ne ressemble pas à la vie. Car c'est faux.
☼▪▪▪ L'homme est incapable d'inventer autre chose que ce qu'il connait.
☼▪▪▪ Tout ce que vous allez lire ici , pourrait , aurait pu arriver. VOUS arriver.
☼▪▪▪ Alors , profitez ...



Maintenant vous allez être hypnotisés. ▪▪▪☼
Installez-vous confortablement ▪▪▪☼
Prêts à rêver ? Oui. ▪▪▪☼
Prêts à pleurer ? Peut-être pas. ▪▪▪☼
De toute façon au moment on vous commencerez à lire mes lignes ▪▪▪☼
Ce sera déjà trop tard ... ▪▪▪☼




Par Sap" dites la psycopathe , l'auteur de Passion pour ma mort

Cliik" : Ici

YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI

Mon partenaire forum : http://www.tokiohotelyaoi.com
□□□□□□ Entre la réalité et le cinema ? Oh il n' y a qu'un pas.□□□□□□

# Posté le samedi 02 août 2008 19:36

Modifié le mardi 27 janvier 2009 10:52

Explications supplémentaires

☼▪▪▪ Chaque chapitre sera posté
☼▪▪▪ Avec à chaque fois, à peu prés ,
☼▪▪▪ Une semaine d'écart car ceux-ci
☼▪▪▪ Seront finalisés au maximum
☼▪▪▪ Ils suivront tous le parcours suivant :


══════
Ecriture du chapitre => Plusieurs relectures accompagnées de corrections => ajout des details
══════

══════
Lecture de la beta-lectrice => Corrections par moi => Lecture eventuelle d'une seconde beta
══════

YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI

☼▪▪▪ Pour être prevenu
☼▪▪▪ Il suffit simplement de laisser quelques commentaires
☼▪▪▪ Sur le dernier chapitre



YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI


☼▪▪▪ Je repondrais à chaque passage
☼▪▪▪D'une lectrice qui aura laissé un ou plusieurs commentaires
☼▪▪▪Par le même moyen de communication


YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI


☼▪▪▪ A chacun des chapitres
☼▪▪▪ Vous aurez le choix entre trois ambiances musicales
☼▪▪▪ Dans l'odre : soit classique , melodic rock ou ethnique
☼▪▪▪ A vous de choisir


YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI


Synopsis :

L'admiration que je lui porte est absolument totale. Pauvre de moi , lui est tout , moi je ne suis rien , seul , totalement seul. je réaliserais cependant quelque chose , pour lui. Je jouerais à ses côtés sur un ecran de cinema !


YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI


/ ! \ FICTION A CARACTERE HOMOSEXUELLE ET SEXUEL / ! \

YAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOIYAOI
☺☻☺ Explications supplémentaires ☺☻☺

# Posté le jeudi 07 août 2008 20:37

Modifié le dimanche 24 août 2008 15:20

Prologue

Je piétine de mes pieds nus devant ma boite aux lettres me demandant combien de temps je vais devoir supporter l'effroyable brûlure du soleil. Il rend le sol comme un tapis de braises ardentes. Pourtant nous ne sommes qu'en milieu de matinée ...

La vieille fille très âgée qui me sert de voisine et qui a pour prénom Yvette, écarte son rideau de dentelle jauni et vieilli par le temps. Et son ½il vitreux dépasse du côté gauche de la vitre, ainsi qu'une mèche de cheveux gris. Elle n'a pas l'air très rassurée. Elle doit sûrement se tâter sur les chances qu'elle a de pouvoir appeler les services sociaux ou l'asile, sans se faire trucider par moi, littéralement ou pas, peut-être même ironiquement, en riant intérieurement de son rire abominablement sec. Bof, Ça lui fera un sujet de conversations au moment ou elle boira du jus de chaussette qui à pour nom « thé » avec ses copines de commérages. Mais bon j'ai quand même pas très envie qu'elle vienne me demander si je suis fou. Non en faite elle ne me dirait pas ça. Ses cent cinquante ans d'absolue chasteté lui auront au moins appris à sortir des choses, des phrases un peu plus subtiles. Elle me dirait plutôt « Mais mon cher Bill voyons, Oui oui pardon Monsieur Kaulitz si vous y tenez Bill ; Si vous voulez à ce point faire un footing commencer par apprendre à ne pas faire du surplace. C'est un conseil d'amie de Tante Yvette. »

Elle m'hérisse tous les poils rien qu'à voir quelques centimètres de sa personne avec toute sa peau flétrie, ses mains osseuses pleines de doigts, qui ont dû tuer plein d'innocents d'après moi. Croisons les doigts pour que je ne sois pas le prochain, sans osé penser à son odeur antiseptique et poussiéreuse mêlée aux effluves de l'ail, comme une vieille seringue retrouvée au fond d'une armoire de cuisine après des générations entières de soupe aux choux.

Mais il est dix heures deux! Il a du retard. Quel petit vilain celui là! Ce n'est pas juste! S'il n'était pas aussi adorablement adorable, je crois que je lui ferai sa fête. Il n'a qu'as arriver à l'heure aussi! Ce n'est pas compliqué d'être là à dix heures précises! Je suis la à griller comme un saucisse, juste pour attendre sa venue divine. Toujours en pyjama en plus... Ah! Le voila! Enfin! Sa petite camionnette jaune et taguée « facteurs », par quelques gentil ados qui se sont souciés des pauvres daltoniens, s'arrête juste devant ma porte. Faisant se tordre brusquement mon estomac.

« Bonjour M'sieur Bill du courrier pour vous ! »

Sa façon de me vouvoyer alors qu'avant il n'y avait pas plus intime que lui et moi me rend toujours légèrement moqueur, mais dans le fond, je le sais qu'il le fait exprès.

Il me tend mon courrier de sa main honnête et réconfortante. Je l'inspecte un instant, des ongles court et blanc comme neige, aucune trace de saleté. C'est sur que distribuer du courrier ça abîme moins que de ramasser les poubelles ... Mais quand même, j'admire toujours ceux qui prennent soin de leurs personnes et particulièrement de leurs doigts et leurs paumes. Je lève mes yeux vers les siens, pour penser à autre chose. Je ricane un instant m'apprêtant à lancer une vanne pour le moins vaseuse.

« Mais Gustav ! Pourquoi tu m'appelles Monsieur ? Je ne suis même pas encore marié! »

Il se force à rire pendant quelques secondes, ne réussissant pas à faire s'illuminer ses yeux. Il est trop gentil. Ça le perdra d'ailleurs. Il n'était pas obligé de rire à ma blague, même pas drôle de toute façon.

Bill soit gentil et ne prolonge pas sa torture! Crie une petite voix au fond de moi. Je tends les bras vers les précieuses enveloppes, et les empoigne vivement, presque violemment.

« Bon et bien à demain Gustav ! »
« Ah non! Demain c'est Tim qui est de service! Désolé mais ma petite dernière a attrapé une bonne grippe et ma femme ne peut pas la garder, elle est allée voir sa tante pour deux jours! À Vendredi plutôt! »
« Oh! Je suis désolé! Tu embrasseras ta jolie petite puce de ma part alors! À Vendredi! »



J'aime bien Tim, sa grosse barbe blanche, ses petites rides aux coins de ses yeux signe qu'il sourit souvent. Sa bonne odeur de tabac parce qu'il fume la pipe, ainsi que sa façon de s'habiller, ne tenant pas compte des couleurs, n'hésitant pas à mélanger du violet éclatant avec du rose saumon plutôt douteux, ou encore du marron dit « caca-d'oie » avec du jaune fluo.
Mais Gustav ...
Gustav on se connaît depuis que j'ai cinq ans, quand lui en avait douze, il me protégeait de ceux qui voulaient me piquer mon goûter ou me pincer l'épaule ou le bras. Il me réconfortait quand je me disputais avec mes copains en m'offrant une bonne part de tarte aux mûres faites par sa mère. L'odeur sucrée des fruits et marbrée de la pâte me revient, dés que j'y songe.

Inconsciemment, un grand sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je me rappelle ce qu'il y a dans mes poings serrés, à tel point que mes phalanges me font mal ainsi que mes ongles rentrant dans ma chair à travers le papier, mon poignet tremblant presque sous cet auto torture que je suis incapable de faire cesser tant que je serais dehors. Je me précipite vers la porte de ma maison et la claque une fois que je suis à l'intérieur. La fraîcheur de la pièce me frappe de plein fouet et me rend calme et serein. Je m'assois sur le gros canapé bleu roi de mon salon et desserre lentement mes muscles, entourant le petit tas blanc en forme d'emballage plat. C'est tellement fantastique une enveloppe, c'est une surprise pleines de promesses et de mystère. Ca prodigue une douce appréhension, mêlée à de l'impatience, faisant naître des fourmis aux coins des orteils et les battements accélérés et moite de mon c½ur contre ma cage thoracique. Je les admire, toutes deux, fasciné.

Une lettre de tante Rose. Elle y raconte sûrement ses dernières vacances en Belgique. Toujours pareil. Une petite bronzette avec Georg, son chéri, (qui je ne le cesse de le répéter est beaucoup trop jeune! il a à peine deux ans de plus que moi ! Mais alors, qu'est-ce que j'adore l'embêter! Et puis comme il se laisse faire tout va bien.) Ainsi que quelques soirées et éclats de rire avec sa vieille copine Charlotte. Ça me fait toujours plaisir même si c'est un petit peu répétitif, je la mets de côté, la gardant pour un jour où je n'aurai pas le moral. De toute façon je n'ai pas à lui répondre tout de suite puisqu'il va se passer encore trois semaines avant qu'elle ne revienne dans sa petite maison à la campagne, à trente kilomètres de chez moi (D'ailleurs, elle me manque un peu car elle m'offre toujours de délicieuses confitures qu'elle fabrique, telle une magicienne très douée, par dix pots !).

La voila ! Celle que je cherchais. Je la contemple l'air avide n'osant pas l'ouvrir. Mon rôle est si petit que ça? Je regarde un moment l'air fier l'expéditeur.



Schauspieler Amadeus Straße 4
66113 Saarbrücken
Tel: 0561-99645
Fax: 0684-7269114
Postfach 100543
49836 Saarbrücken




J'inspire très lentement, puis brusquement décachette la languette fine de l'enveloppe, au dessus des deux petites pliures qui retiennent prisonnier ce bout de papier ci précieux à mes yeux ...

Pour la première fois de ma vie, après m'être débattu contre vents et marrées pour devenir acteur j'obtenais un rôle dans une série dont j'ignorais tout sauf que,

☼▪▪J'allais jouer avec le grand Tom Trümper.
Prologue

# Posté le samedi 09 août 2008 16:22

Modifié le dimanche 24 août 2008 15:29

"Moi c'est B...Bill Kaulitz. Pardon, je voulais dire, vous ne me reconnaissez pas ! Voyons je suis Bill Kaulitz !"

"Moi c’est B…Bill Kaulitz. Pardon, je voulais dire, vous ne me reconnaissez pas ! Voyons je suis Bill Kaulitz !"
Rock's
Classique
Ethnique



Je lus attentivement la lettre que la société m'avait adressée.


Schauspieler Amadeus
L'agence d'acteurs professionnels ou semi-professionnels
Votre correspondant:
Sina VÖGEL
Secrétaire de M. Fliegtz
Tel: 0561-99645 Fax: 0684-7269114





M. KAULITZ BILL
47332 Engel Plätz
66113 Saarbrücken
Postfach 100543


Hambourg, le 13 Juillet 2008




Monsieur,
Pour votre participation au casting "Délit passionnel" et l'obtention de votre rôle, toutes nos félicitations. C'est pourquoi, le directeur et le metteur en scène vous informent qu'ils procéderont aux début des répétitions le:

05 Août 2008 à 10h15


A l'agence Schauspieler Amadeus d' HAMBOURG Saarbrücken (à 500 m de la départementale, à gauche du centre-ville)

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.



Sina Vögel

L'agence SCHAUSPIELER AMADEUS L'agence d'acteurs professionnels et semi-professionnels pense à votre bonheur.


La lassitude me prend presque au dépourvu, malgré ma joie croissante. Finalement le voulais-je vraiment ce rôle? De toute façon, je suis heureux, ça c'est sûr très heureux. Beau, bientôt célèbre et riche, j'ai tout ce qu'il me faudrait. Absolument tout. Tout ce que j'ai à faire c'est bien joué avec les cartes que j'ai en mains.



Alors pourquoi je n'arrive pas à dormir ? Et pourquoi je ne peux retenir une grosse larme de s'échapper de mes yeux, courir sur ma joue et le long de mon cou avant d'atterrir dans mes draps ?



J'allume brusquement la petite lampe de ma table de chevet, manquant de la débrancher de son support électrique. J'ouvre le tiroir, qui, comme un être vivant, ne doit pas aimer être déranger dans la nuit et grince, ou je devrais dire, grogne. Je palpe mes affaires. Il y a des choses très surprenantes, dans ce petit tiroir pourtant à l'aspect si innocent.
Voila, ça c'est que je cherchais, j'extrais l'objet, à peine consistant de son rangement.
La lettre de tante rose.



Mon Bill,

J'ai finalement écourté mes vacances, J'en avais assez de voir Georg bidouiller je ne sais quoi avec de toutes nouvelles connaissances de vacances, toujours mastiquant énergiquement un bout de merguez rendant ses paroles incompréhensible. Il sera rentré demain matin .Ne t'inquiètes pas, je ne t'oublie pas. Georg non plus d'ailleurs. Chaque matin il me parle de ta petite personne, le nez dans sa tasse de lait chaud. Tiens, d'ailleurs, sa boisson, il s'est étranglé avec. Il a lu tout à l'heure dans le Neuheiten von Hambourg, que tu avais obtenu un rôle avec Tom Trümper. Je suis fière de toi. Ton rêve va enfin se réaliser... Cet acteur, je sais que tu voudras l'obtenir, plus que comme partenaire de cinéma en tout cas. Bien que tu ne le saches pas encore, ne laisse pas passer ta chance. D'ici à ce que tu me répondes ou que tu m'appelles, ou jusqu'à ce que tu daignes ouvrir l'enveloppe dans laquelle je vais glisser ce feuillet, Porte toi bien. Je t'aime fort.

Rose.


Heureusement qu'elle est là. Sans elle qu'est-ce que je ferais ? Je me sens plus léger d'un coup. Mais qu'insinut elle par « l'obtenir »? Je sens quelque chose de chaud et d'un peu dérangeant briller en moi. Je pose la paperasse sur la table à ma gauche, et éteint la lumière, persuadée que ce quelque chose en moi, m'empêchera de dormir, pourtant dès que je pose la tête sur l'oreiller, Morphée m'emporte et je me laisse partir dans un sommeil de plomb.



Cinq Août. C'est le grand jour aujourd'hui. Je me lève de très bonne heure et m'aperçois que ma tête d'aujourd'hui est passablement affreuse. Je me douche donc, ne ressentant pas l'impact du temps sous la douceur de l'eau chaude. Lorsque je sors je m'aperçois que j'ai déjà perdu une heure de mon précieux temps. Je me prépare donc, à la hâte, mon crayon noir glissant sur mes yeux encore humide, me balafrant du même coup les cernes et le début de la joue. Mon peigne me fait pousser des cris de douleur alors que je m'arrache sans vraiment m'en rendre comptes, des cheveux par paquet. Je m'habille à la va vite, trébuchant à plusieurs reprises en enfilant mon jean et mes santiags. L'estomac tellement lourd que l'on dirait que quelqu'un m'a coulé du béton dans la bouche pendant la nuit.

Je me prépare un café très serré que je ne bois pas. Il reste intact sur le plan de travail de la cuisine, refroidissant devant ma mine décomposé par le sommeil. Quand je m'aperçois que je suis sur le point d'être en retard, je sors de chez moi le plus vite possible, presque au pas de course.
J'enfourche mon scooter bleu et blanc en oubliant consciencieusement de mettre mon casque.
Et me voila parti.

Direction le centre-ville. Pendant la route, accélère brutalement et comme je roule dans le sens contraire au vent, des mèches rebelles viennent fouetter mes joues, me réveillant totalement et m'évitant du même coup d'avoir un accident. Dans certains cas apparemment la vitesse n'est pas porteuse de danger.

Au bout d'une vingtaine de minutes mes jambes sont lourdes et engourdies. Mais je suis arrivé. Enfin. Je pose mon pied contre le bitume et admire l'immense bâtiment d'une dizaine d'étage qui se dresse devant moi. Et en plus de largeur, il est aussi grand qu'un Ikea. Tout est en verre, un verre fumé, un verre qui pourtant est translucide.

Je baisse la béquille et installe l'anti-vol, l'angoisse contractant mon estomac. J'avance un pied devant l'autre, lentement, me rapprochant de la porte. Je la pousse, elle est très lourde. Je regarde d'un ½il émerveillé, plein d'infantilité. L'effervescence et le brouhaha sont tels que ...
Je n'arrive pas à voir à plus de deux mètres devant moi. A part si je regarde le très haut plafond, d'ailleurs artistiquement travaillé, et plein de néons qui n'éblouissent pas.

J'utilise donc la méthode braille, je tends deux bras devant moi, et commence à avancer, évitant du même coup de me faire casser le nez, par une costumière, qui passe avec des tonnes de tenues dans les bras, laissant derrière elle une odeur acre.

Bon ... Où est cette foutue réception ?

« Madame, madame s'il vous plait, Pourriez-vous m'indiquer où se trouve la réception ? »

La fille se retourne. Elle est blonde platine et sa généreuse poitrine dépasse allègrement de son décolleté. Elle s'humecte les lèvres. Ecoeurant. On dirait qu'elle fait le trottoir chaque soir...

« Petit chou, appelle-moi Lise tu veux ? C'est mon prénom et ais-je l'air si vieille pour que tu m'appelles madame? Tu es nouveau ici toi, non? Je n'ais jamais vu ta tête. Viens. »

Elle m'attrape le bras et m'entraîne avec elle, manquant de me faire tomber, ses longs cheveux folles caressant mes joues. J'inspecte sa main uniquement ornée d'une bague, dans laquelle s'encastre un immense diamant noir d'au moins quinze carats. Ses doigts sont fins et joliment manucurés. En fin de compte, peut-être n'est-elle pas si putain que ça. Nous arrivons finalement devant un immense comptoir de plexi coloré.

Elle se retourne vers moi.

« Le réception est ... ici. »

E
lle pose son doigt sur le bout du dit comptoir, juste sous le nez de la réceptionniste.

Elle me plaque un bisou appuyé et silencieux sur le visage. Je ne peux m'empêcher de sourire niaisement à la fameuse secrétaire tiré à quatre épingles, cheveux noirs tirés en un chignon impeccable et lunettes noires studieuse qui nous dévisage d'un ½il outrée.

Lise s'éloigne. Je toussote un bon coup pour me donner du courage.

« Euh oui ... Bonjour madame euh ... »
« Madame Fliegtz Trümper. »
« Oh vous êtes la mère de ... »
« Non sa s½ur. »


Elle me regarde, acide. Je détourne les yeux en lui tendant le courrier reçu quelques jours auparavant. Elle le prend et le tient du bout des doigts comme si il s'agissait d'un déchet, le parcourant du regard, et le lisant apparemment en diagonale.

« Très bien. Porte 105, premier étage. »

Je la remercie rapidement, me détourne et m'éloigne de quelques pas. Elle est où cette salle au fait? Je fais volte-face mais déjà je suis entraîné par la cohue générale sans rien pouvoir y faire. Je prends un escalator malgré le fait que mes bras battent l'air frénétiquement, tapotant quelques épaules pour demander aux personnes de s'écarter un peu. Malgré cela, ils me regardent sans rien dire, les plus gentils s'écartant de quelques centimètres, excédés. (Quelques centimètres? Que dis-je! Quelques millimètres !) Voilà. Je me retrouve en haut de l'escalator.
La salle 105! Là, à ma gauche! Je n'ais plus qu'à me laissé porter et ... Non, non, non! Pourquoi vont-ils tous à droite? Je commence à m'époumoner tel un ridicule morveux qui vient de voir une immense sucette pleine de caramel lui passer sous le nez. Je baisse le bras, désespéré tandis que ma main se referme sur l'épaule d'un charmant brun qui me sourit galamment (Non attendez une petite seconde... C'est aux filles qu'on sourit galamment généralement?!) Avant de m'entraîner dans sa loge.

Une très jolie loge d'ailleurs, grande, spacieuse. Un immense miroir composé de glaces de différentes tailles, en triangle, encastrés les uns dans les autres. Comme mon tatouage, sur l'aine. Devant il y a un fauteuil d'opéra dans les tons vert amande. Comme les murs. Sur celui de droite il y a un immense sofa blanc. Au dessus, une affiche de vieux film, mise sous verre, un peu abîmé par le temps, mais s'accordant parfaitement aux tons de la pièce. Devant le canapé, une table en verre avec dessus une immense coupe remplie de fruits exotiques, que je n'avais encore jamais vu de ma vie pour la plupart , à part bien sur notre ami ananas, et mon bon copain des matins heureux: la banane. Un tapis rond au motif en spirale vert amande, lui aussi, et blanc placé au milieu de la pièce, complète l'ensemble. Tout comme les magnifiques spots, ornant le plafond et même un pan de mur.

« Je me prénomme Franz. »
« Moi c'est B...Bill Kaulitz. Pardon, je voulais dire, vous ne me reconnaissez pas ! Voyons je suis Bill Kaulitz ! »


Il ricane légèrement à l'écoute de ma deuxième blague vaseuse de la journée. Première qui lui est adressé.

« Tu es nouveau dans le trou non? »
« Le trou? »
« Oui, bon, maintenant j'ai la preuve que tu es bel et bien nouveau. Le trou c'est le petit nom de... enfin la boite quoi. »
« Apparemment je me suis bien fait bizuter, J'ai était entraîné à travers votre jungle civilisé! »


Tout en claironnant cette phrase de façon exhubérante j'épouste ma veste comme pour l'en faire débarrasser d'une pluie de miettes invisibles. Je suis très au courant que je suis entrain de jouer un personnage. Mais que voulez-vous? Je veux juste paraître spécial et puis après tout je suis acteur ...

Il rigole à nouveau.

« Mouii... ça changera quand tu deviendras célèbre tu verras. Au fait, pourquoi t'es là? »
« Parce que tu m'as attiré dans ta loge? »
« Non pas dans ma loge, je veux dire dans le trou quoi. »
« Ah! Euh... je dois jouer dans la série ... « Le crime passionnel » ou un quelque chose comme ça ... »
« Bien sûr, Bien sûr! La série événement! Avec Tom Trümper, L'homme qui fit se plier toutes les femmes jusqu'à niveau de ses pieds ! Le scénario est fabuleux n'est-ce pas? J'espère que ça ne te dérange pas trop de jouer des scènes ... de ce genre là quoi ... »
« Et bien à vrai dire, personne n'as encore voulu me faire lire ne serait-ce que les grandes lignes. Je ne sais même pas quel rôle je dois jouer... »
« Et bien si personne ne t'en as parlé c'est peut-être ... »


Il se rapproche lentement de mon oreille avant de murmurer dans un souffle,

« ...Que c'est mieux comme ça. »

Malgré les frissons qui me parcourent l'échine je me reprends. Je dois dire que son discours me fait peur ...
Je ne vais pas avoir à jouer du pornographique au moins? Parce ce que c'est hors de question!
Je soupire lentement. Franz s'écarte de moi pour aller se mirer dans la glace. Dégageant de son visage une mèche, et en remettant une autre sur son front pour un effet sauvage plus étudié.

« En tout les cas ils ont eut raison de te prendre. Je ne pensais pas qu'il trouverait quelqu'un d'aussi bien ... »
« Comment peux-tu en juger ? »


Il se retourne face à moi.

« Tu ressemble à Tom comme deux gouttes d'eau ! »

Zut, je ne suis finalement pas un si bon comédien que ça vu l'air que j'ai, à en croire le miroir. J'arbore un regard complètement effrayé. Comme un enfant qu'un vilain monstre viendrait de surprendre en sortant de sous son lit, des gouttes de sueur perle au coin de ma tempe droite.

« Euh ...Oui euh ... je devais me rendre en salle 105 ... »

Théâtralement, il se saisit d'une brosse posé devant lui.

« Et bien vas-y je t'en prie ... »

Plus dur à dire qu'à faire. J'inspire profondément et me dirige vers la porte. Je l'entends glousser.

« Je plaisante je plaisante! Tiens, regarde, il y a une petite porte sur le mur de gauche tu la voit? Evidemment puisque tu n'es pas aveugle...Eh bien cette porte déboule sur un couloir "secret"... Un petit couloir que le patron avait fait construire pour lui, mais qu'il a daigné me léguer après que je lui ais grassement offert 500 000 ¤ ainsi qu'une de mes propriétés aux USA »
« Wow... Tout ça pour un corridor... »


Il brandit sa brosse face à moi comme s'il comptait m'assommer avec

« Petit ignorant! Ce n'est pas qu'un simple couloir! Il accède à toutes les portes ouvertes, de toutes les salles de ce premier étage. Hors, ce premier étage, est le plus important de tous. Il y a ici les loges de toutes les actrices et acteurs les plus célèbres de l'agence mais aussi pas mal de plateaux de tournage. Imagine, comme c'est pratique pour observer... »

Il me regarde avec un air mi complice mi mesquin.

« Mais ... Tu es acteur ? N'est-ce pas ? »
« Moi acteur ? Qu'elle idée! Non! Moi je suis maquilleur... et accessoirement, aussi, pute de luxe. »



Ouille. La révélation est brutale. Je vais expressément vers la porte qui emmène vers le corridor secret et pénètre à l'intérieur à toute hâte. Le laissant en plan.

Je finis pas trouver la porte avec au dessus une petite plaque en bois marqué 105. Je pénètre la pièce.


Juste... Magnifique... Elle est immense. Les murs sont recouverts de verre légèrement bleuté, ou sont placés des écrans géants sauf que le fond de la pièce où il y a le plateau de tournage et où les parois sont entièrement blanches. Des sièges de metteurs en scène sont éparpillés un peu partout dans la salle avec des noms inscrits en gras, dans une écriture stylisée aux dos. La moitié sont occupés par des personnes dont la plupart sont mondialement connus. Des répliques presque théâtrales provenant de l'extrémité de la salle font échos jusqu'à moi.

Je m'avance de quelques pas dans un bruit timide. Je toussote légèrement pour signaler ma présence, ce qui n'aboutit à absolument rien. Je recommence plus fort. Et cette fois une tête se tourne vers moi, il s'agit d'un acteur en pleine scène. Son regard s'ancre dans le mien, il m'hypnotiste même s'il n'est qu'à plusieurs dizaines de mètres de moi, me clouant au sol qui me parait brusquement geler. Et il en est de même pour toute la pièce, hormis ce délicieux regard cuisant et réchauffant. Un gros plan de lui sur les écrans géants encadrant son visage angélique, et ses dreads volant au vent grâce à l'air artificiel mit de part et d'autre dans les coulisses pour mimer subtilement un jour de grand vent. Je ne crois pas en dieu ni en toutes les créatures céleste, mais à cet instant, je veux bien croire que l'une d'elle est ressuscité et qu'elle me dévisage de ses prunelles presque gourmandes, couleurs chocolat. Mes yeux tombent sur ses lèvres pulpeuses et roses, légèrement humidifiées. Sa présence est tout simplement incroyable. Il est magnifique, bien plus que derrière un écran.

Vous l'aurez devinés, je viens de déconcentrer, et uniquement lui, le superbe Tom Trümper..
Alors pourquoi cette voix grosse et grasse vient t-elle m'arracher à ma contemplation?

« Tom! Qu'est-ce que tu fou! Arrêtez-moi immédiatement ces caméras! Coupé! J'ai dis coupé! »

L'écran immense et plat, n'affiche soudainement plus rien, me laissant dans le froid brusque de l'endroit, sans ses pupilles brûlantes, les bras ballants.

« Bon! Rodolphe, on va prendre les prises de vues pour la scène 2-7F. Le caligarisme était mauvais, le chariot de travelling mal monté, il grince. Ah! Et je veux la caméra 36B et cette fois-ci, vérifiez que les bandes ne sont pas endommagées. Non mais qui m'a fichu de pareils incapables! »

Le dit Rodolphe s'exécute, et fait un rapide test de l'appareil sur l'assemblé tandis que des techniciens s'affairent à démonter puis remonter le chariot de je-ne-sais-quoi. Et bien sûr, le caméraman fait un gros plan sur ... moi. Tiens, je suis repéré. Une vingtaine de visages scrutent le mien, étrangement sans expression comme je peux le constater.

« Euh...Salut? »

Bon...comme première impression, on a vu mieux. Le metteur en scène se pince les lèvres, agacé, puis me fixe. Il semble brusquement comprendre qui je suis. Un sourire confus et hypocrite vient éclairer son visage.

« Bill! Nous t'attendions avec tellement d'impatience! Viens! Approche, n'ai pas peur! »

J'ai l'impression que le sol se dérobe sous mes pas, jusqu'au moment ou j'arrive à portée de ce bonhomme gras et visiblement bon vivant. Il passe un bras autour de mon cou, me promettant des crampes de dos demain tellement il est lourd. Il m'emmène vers la scène.

« Tom, je te présente Bill, "ton jumeau" »

Il rit d'un rire délicieux. Je m'y abandonne. Mais, mon jumeau ? Comment ça mon jumeau ?

« Je n'aurais jamais pensé qu'on me présenterait un membre de ma famille de cette façon là. En tout les cas, j'ai de la chance d'avoir un "jumeau" comme toi, Bill. Enchanté. Je serais ravi d'être ton frère , durant la periode ou nous jouerons ensembles. »

« Enchanté, je ... »

Je quoi en faite ? Je n'ai pas le temps de réagir, qu'il brise la glace en me tendant une poigne chaleureuse. Je la serre, répondant à sa demande.

« Oui je sais, tu es un de mes plus grand fan et cætera et cætera »

« NON! Je... j'apprécie ce que vous faites, voilà tout. »


Encore un peu et je le vexais avec mon "non" agressif. Quelle buse, et moi qui voulez faire bonne impression.

« Eh bien, Tom, je t'octroie dix minutes de pause, juste le temps de prendre un café avec Bill en haut. »

T
om opina silencieusement.

Pour la première fois de ma vie, (peut-être la dernière après tout) j'allais pouvoir boire un café

☼▪▪Avec Tom Trümper.

# Posté le vendredi 22 août 2008 01:05

Modifié le samedi 23 août 2008 23:33

OS - Schwarz

OS - Schwarz





Dehors, il fait très sombre, presque noir. Des zébrures dorées fendent le ciel, d'une synchronisation presque parfaite avec l'étrange vacarme du tonnerre. Le petit Bill tremble, emmitouflé dans sa couette, à quatre pattes, les reins creusés et les fesses en l'air. Ses petits doigts bougent maladroitement dans ses pauvres oreilles malmenées – Mais il entend encore. A chaque nouvel éclair, il tremble et sursaute un peu plus brusquement. Il faut le comprendre, ce mignon petit brun entrant tout juste dans sa treizième année, sortant à peine de l'enfance et pas encore complètement adulte... Depuis que son frère jumeau à pour lui risqué la réalité de son existence un soir d'orage et de pleine lune, il ne veut plus réentendre à travers le sang pulsant dans ses tempes, les tambours battant du mauvais temps. Il étire son bras tremblant et brusquement frigorifié en dehors de la chaleur de son lit pour allumer sa lampe de chevet. Il admire un instant de son petit regard humide le lit, vide, d'un certain Tom. Il était partit pour la soirée, partit dormir chez de vieux copains à l'occasion de retrouvailles.

Tout de même.

[...]

Juste ce soir là.

Un éclair se refléta violemment contre le mur en face des yeux de Bill.
Et, soudain pris d'une panique sans nom, il couru jusqu'à la chambre de la branche maternelle, la branche protectrice, ou il se réfugia dans les bras réconfortant, sécurisant, tout contre le corps tiède qu'il secoua fébrilement, sans s'en rendre compte.

-Hmm? Qu'est-ce qu'il ya Bill? Pourquoi tu trembles?

Elle l'étreignait déjà, ne se formalisant pas qu'il l'ait réveillé.

-J'ai peur murmura t-il avec honte. C'est le temps, le ciel et Tom est dehors et ... La lune. Elle m'observe.

Il ne put réprimer un sanglot.

Sa mère sourit gentiment pour le rassurer en lui caressant doucement la joue.

-Voyons mon chéri, tu as laissé la lumière allumée, je reviens je vais l'éteindre.
-Non! Maman, non !

Il eût l'impression que si jamais elle partait, jamais elle ne reviendrait. C'était comme un éclair de plus qui le traversait entièrement et, électrisé par la peur, il retombait de toutes ses forces sur elle, la serrant dans ses bras comme si la mort était à ses trousses, comme si la terreur ne pouvait être apaisée uniquement que par l'étranglement d'une luciole dans l'obscurité. A tel point que chaque geste en devenait violent, que chaque respiration devenait une torture, que la moindre goutte de sang peinait à circuler dans son corps.

La mère essaya très doucement de repousser son fils qui croyait encore à cette histoire de lampe allumé et qui ne se doutait pas un instant qu'il était entrain de l'étouffer. Elle lui demanda de la lâcher gentiment mais elle eut du mal à récupérer son souffle. Elle commença à se débattre, à crier, mais il ne lui restait plus suffisamment de respiration, elle sentait la vie quitter tous ses organes l'un après l'autre. L'énergie sortait de ses bras, de ses jambes, de ses poumons à chacun de ses mouvements, mais rien à faire. Elle savait qu'elle avait une chance, encore une, d'échapper à son fils, bien qu'elle n'y pensait plus, elle ne se rendait même plus compte de qui ou quoi était sur elle et pourquoi se faisait t-il qu'il l'étranglait. Plus rien n'avait d'importance, juste l'air qui lui faisait défaut. Ses spasmes commençaient cependant à être moins passionnels. Au bout de quelques minutes, Tout s'arrêta. Le silence, le calme, le soudain apaisement, l'oubli dans le néant. Sa tête dodelinât sur le côté et tous ses muscles se relâchèrent.

-Tu dors maman ? Il rigola innocemment, il n'avait plus peur. Il se blottit gentiment contre le corps, qui perdait doucement sa chaleur, son air ainsi que sa vie.




Au bout d'un bon quart d'heure, la tête posée contre sa poitrine, il dût se rendre à l'évidence: son c½ur ne battait pas plus que son buste ne se soulevait. Une angoisse le submergea et fit couler le long de son échine qui était devenu à la seconde brulante une sueur qui lui parut glacée.

Il la secoua sans ménagement. Rien à ne faire. Aucune réaction. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Comment pouvait-on arracher une vie de manière aussi brutale, aussi instantanée ?

Il fût quelques instants paralysé puis il sauta du lit et couru pour sortir de la pièce, précipitamment. Il se plaqua contre le mur, dans le couloir, essayant de reprendre sa respiration, immobile. Le temps semblait s'être arrêté. Il était devenu statue. Rien ne semblait pouvoir le faire ne serait-ce que changer d'expression. Puis la statue s'effondra. Sur le côté tout d'abord puis il percuta l'angle d'une petite armoire, le sang s'échappant aussitôt de la large balafre. Cela ne sembla pas le faire réagir. Il s'étala. Le choc lui parût faire un vacarme mais la douleur qui le saisit sembla, elle, superficielle. Il avait l'impression de ne plus réussir à se relever. Il rampa en forçant de toutes ses forces sur ses bras et ses jambes pour arriver à sa chambre. Une fois arrivé, il claqua la porte avec le pied. Il se redressa avec peine sur ses genoux et ferma le verrou. Il haletait.


Soudain, un bruit de serrure. Son c½ur fit un bond dans sa poitrine.

Mais bientôt une voix délicieuse emplit son air, il crut défaillir de joie :

-Bill?

Son frère était revenu.
Ledit frère fut en un rien de temps assaillit par une tempête de cheveux mi-long, noir. Et il tomba sur le grand tapis du hall dans un bruit sourd.

Et d'un coup, le plus jeune de dix minutes pleura, pleura et pleura encore jusqu'à ce que son corps se vide de larmes jusqu'à ce que ses yeux rouges et en feu lui brûlent. Il avait tué la seule femme qu'il aimait, celle qui l'avait consolé. Plus jamais il ne la verrait lui sourire, plus jamais il ne pourrait la serrer dans ses bras. Bordel, dans ses bras ! La souffrance était insupportable, c'était comme si des allumettes enflammées s'était logées dans son ventre. Il avait l'impression que sa tête allait exploser et se retenait constamment de ne pas hurler des " mamans " larmoyants.Il n'avait même plus l'impression que c'était lui qui l'avait tué. Enfaite ça lui importait peu, et son seul réconfort, c'était l'épaule chaude tout contre sa tête.

-Hey, petit frère? Je suis là.

La main du blond se noyait tendrement dans les cheveux de son petit frère, son c½ur battant fort dans sa poitrine.

-Je suis revenu pour toi tu sais? J'ai vu le temps je ne voulais pas te laisser seul, mais Andréas ne voulait pas me laisser partir, plus de deux ans qu'on ne s'était pas vu! Mais t'inquiètes pas, j'suis là parce que tu passes avant tout.

Comment osait-il, lui, Bill. Comment osait-il exister? Il avait le jumeau le plus merveilleux, le plus fantastique et il l'aimait si fort. Comment osait-il encore vivre après avoir tué celle, sans qui, jamais sur cette terre, il n'y aurait eut si bel ange.

Le noiraud planta ses ongles dans la chair soudain très blanche du bras de son frère qui lui prit doucement son poignet pour le couvrir de baisers humides des larmes de son jumeau qui avait inondé son propre visage.
-Doucement Bill, je suis là, je ne partirai pas tu sais. Ce n'est pas la peine de me blesser.
-Désolé, désolé Tom !
-C'est rien Moitié.
Moitié, ce petit surnom qu'il adorait utilisé pour rappeler le lien qui les unissait
- Putain Tom! J'ai tellement peur que tu me laisses!

Le brun le prit plus doucement et l'entraina dans la chambre. La chambre qu'il pourrait presque qualifier de mortuaire, puis il s'arrêta et se colla doucement contre le torse plat et ferme de son frère qui le prit entre ses bras et resta immobile, seulement comme si on lui avait annoncé que ... Un ami avait eu un treize sur vingt en maths. Ou quelque chose comme ça. Puis il se mit à trembler, peu à peu.

-Tu m'en veux beaucoup Tom?
- ...
-Tom?

Une rage démentielle agita le dreadé, qui serra un poing. Se demandant qui pouvait bien être cet être monstrueux, là, dans ses bras. Mais lorsqu'un énième sanglot de Bill lui parvint, tout retomba.

-Non, j'ten veux pas.


-Tu as le droit de me tuer, Tom si tu veux, j'ten voudrais pas, j'te jure.
-Arrête de dire n'importe quoi.

Se rendant compte du ton plus que glacée de sa voix, il fit glissé son pouce sur la tempe du petit meurtrier, et remarqua le liquide, qu'il sentit, puis le goûta de sa langue, faute de pouvoir voir la belle couleur vermeille.

-Tu saignes.
-On s'en fou, j'ai tué maman! Tu te rends compte, je suis vraiment horrible! J'mérite même pas d'être sur terre.

Le dreadé le souleva par les cuisses et le porta jusqu'à la salle de bain, il demanda à Bill d'appuyer sur l'interrupteur à gauche de la porte, puis l'assit sur le bord de la baignoire pour le forcer à le regarder dans les yeux:


-Tu comptes plus que tout, plus que tout tu comprends? Jamais je n't'en voudrais ou te laisserai, même si tu me poignardais de tes propres mains, j'continuerai toujours à t'aimer!
-Promis?
-Juré.
-Jurer c'est mentir ...
-J'suis incapable de te mentir.
-D'accord ...

Le dreadé attrapa un coton et l'imbiba d'alcool désinfectant.

-Ca risque de faire mal, inspire profondément et serre les dents.

Le petit frère s'exécuta et le blond usa de toute la douceur qu'il possédait pour tamponner délicatement la plaie béante qu'il observait avec des yeux ronds et le nez plissé, très inquiet.
-Il te faut des points...
-On ne peut pas aller à l'hôpital. Pas sans... Maman. Ils vont nous poser un tas de question et ... Non t'inquiète pas, ça ira.
-Si tu veux j'men charge, j'ai souvent vu faire les infirmières quand je faisais des chutes en skate l'année dernière.

Pour preuve il leva une jambe de son baggy et souligna du doigt les innombrables cicatrices. Comment peut-on faire confiance à un petit garçon sans aucune expérience? Mais Tom était la moitié de Bill, Bill la moitié de Tom. Il inspira fort. Et à l'heure d'aujourd'hui, ils ne pouvaient plus se payer le luxe de douter.

-Vas-y.
-Tu es sûr, hein?
-Oui, je te fais confiance et puis quand bien même il m'arriverai quelque chose je l'aurais mérité, non?
-Je t'en supplie arrête de parler comme ça, ça me donne froid dans le dos...

Il serra son frère dans ses bras. Il espérait que les points ne feraient pas trop souffrir son amour de frère. Il se releva.

-Tu vas où Tom ?
-Je reviens immédiatement, bouge pas.

Il aurait voulu crier qu'il ne voulait pas et le retenir avec ses bras, le serrant très fort, mais il se rappela ce qui était arrivé la dernière fois qu'il avait fait ça, il se retint donc, et joua nerveusement avec ses doigts, ne supportant pas que son jumeau ne soit pas contre lui. Les sanglots le taraudait sans cesse, enfin, le dreadé revint, une boîte à couture et une boîte d'allumettes à la main. Tom se lava ensuite soigneusement les mains, passa la flamme d'une des allumettes sur l'aiguille et l'imprégna d'eau de javel avant de la rincer, regrettant de ne pas avoir cette machine, qu'utilise les perceurs pour stériliser leurs aiguilles.

-Maintenant il faut que tu fermes les yeux très fort Billou.
-Mais si je-je ferme les yeux, je ne-ne vais plus te voir-oir et tu vas partir comme maman! Ses spasmes étaient tellement incontrôlables qu'ils le faisaient bégayer.
-Tu me fais confiance? Je te parlerai en permanence jusqu'à ce que tu ouvres les yeux d'accord? Et sèche moi ces larmes elles me font si mal...
-D'ac-cord Tommy.

Il ferma les paupières comme le lui dictait le garçon qui, par son amour, le maintenait encore en vie. Le concerné trouva un fil suffisamment long. Il essaya de le passer dans le chat de l'aiguille, il y parvint, avec beaucoup de mal cependant. Pendant ce temps, le plus jeune de quelques minutes pleurait des litanies de "Maman, Tom!" Il devait reconnaître que la mort de sa mère, lui creusait un immense vide dans l'estomac, un vide qui valait bien une horrible tumeur, mais il y penserait plus tard. Pour l'instant c'était Bill, juste Bill.

-Moitié, accroche-toi à moi et serre-moi fort.

Le brun glissa ses bras dans le dos de son frère, au niveau des hanches et le serra contre lui, de toute la force de son amour.

-Tu arrives à respirer grand-frère? s'assura t-il. Perdre les deux êtres qui comptaient le plus pour lui dans la même journée, c'était trop.
-Oui, ça va. Inspire et souffle fort, d'accord ?

Il s'exécuta et Tom passa doucement l'aiguille dans la peau de son petit frère qui tressauta violemment.

-Serre-moi fort, autant que tu veux dit-il alors qu'il faisait revenir l'aiguille vers lui dans un premier point. C'était très difficile ; Sentir Bill souffrir, et ses larmes qui noyait son t-shirt, était une torture, il était sur le point de craquer car de plus il était impossible de le tenir immobile, mais il s'était promis d'être fort, juste pour son jumeau.

-Tom? Tom ... Tom!

-Oui, t'inquiète pas j'ai bientôt finit, tu seras bientôt réparé, encore plus beau qu'avant.

Le noiraud rigola doucement tandis que l'aiguille s'enfonçait une énième fois dans sa chair blanche.

-Tu sais? Tu sais, un jour je t'emmènerais dans un endroit magnifique, il y aura tout ce que tu veux: La mer la plage, les dauphins venant nous frôler, un hôtel magnifique pour... toi et moi ...

A sa grande surprise celui à qui il était entrain de faire des points de suture, continua.

-... Et une immense piscine de Snickles ... Oui ce serait vraiment merveilleux, chaque jours je me lèverai rien que pour toi, pour prévoir le programme d'une sublime journée avec toi, une fois nous irions à la foire, se goinfrer avec d'énormes barbes à papa, et puis peut-être aussi, faire un vol en hélicoptère, ce serait vraiment fantastique ça, hein? De survoler le monde et de se sentir très puissant. Juste toi, et puis juste moi seuls aux mondes.

La dernière phrase fit se tordre l'estomac du blond, qui, un peu trop brusquement fit pénétrer l'aiguille dans la chair de Bill, qui ne se plaignit pas malgré la douleur lancinante qui l'avait tout à coup secoué. Il se sentait bien trop coupable pour ça, trop malheureux, trop vide.

-Et voila. C'est finit. Je n'ai plus qu'à couper le fil, tu peux ouvrir les yeux.

Il lui obéit et le regard tendre qu'il lui lança le fit fondre instantanément.

-Merci Tom.

Le concerné sourit, puis sembla réfléchir quelques instants, ses pensées lui semblaient douloureuses, difficiles. Enfin, après plusieurs secondes qui parurent des heures, il parla.

-Ecoute moi bien Bill, écoute ce qu'on va faire. On va sortir de la salle de bain, je te tiendrai fort contre moi quand on passera devant la chambre de maman, d'accord? Ensuite on va aller au salon, parce que c'est la pièce la plus éloigné de la chambre et qu'il ne t'arrivera rien là-bas. Je vais te ramener ton mp3 et tu va écouter Nena et tu chanteras par dessus d'accord? Tu écouteras toutes les chansons que tu aimes, tes préférés, et tu feras l'impasse sur les autres. Moi je vais faire des... petites choses, pour te protéger.

La perspective de s'éloigner de son frère une bonne demi-heure ne l'enchantait guère. Le brun tremblait déjà en hochant la tête. Puis il se releva, et se colla à son frère, déposant un baiser humide sur sa joue. Le dreadé frémit. Ensemble ils avancèrent pas à pas, puis accélérèrent brusquement dans le couloir. Ils se trouvèrent devant la pièce ou leur génitrice était morte. Ils arrivèrent enfin dans le salon blanc et bois clair, lumineux et rassurant. Tom installa son jumeau sur le grand canapé devant la télévision, et s'installa contre lui, juste quelques minutes encore. Il sentait que son frère avait besoin d'un océan de tendresse et d'attention. Il lui caressait gentiment le dos en lui parlant de leurs vies.

-Tu sais, demain, on ira retrouver Georg et Gustav, il y aura une répétition. Tu sais pour enregistrer notre album, notre tout premier album. Et on va le faire nous même. Comme ça, quand on sera très célèbre, que les filles nous aduleront, ça sera encore plus génial de se rappeler par où on est passé. Tu imagines déjà? Ta voix sublime et mystérieuse avec le son tout aussi sublime et mystérieux de ma belle Gibson. Et on charriera beaucoup Georg, parce qu'il adore ça même si il ne veut pas l'avouer.

Son jumeau se détendit nettement dans ses bras, il était là, étendu, les yeux fermés sur le point de s'endormir. Il l'embrassa doucement, sur la joue, sur la tempe, le front, en caressant tout doucement du bout des doigts la chair si tentante et douce de ses lèvres. Quand enfin sa respiration se régularisa, que ses spasmes eurent disparus, il se leva pour accomplir sa funeste mission.

Il fouilla dans toute la maison et réussi enfin à réunir les objets nécessaires.

Il s'assura que le tuyau d'arrosage fonctionnait dans le jardin. Il allait pouvoir protéger son frère. Il rentra dans la chambre de sa mère, et alluma la lumière, il contempla ses yeux ronds, son buste suffocant, les mains qu'elle avait porté à sa gorge. Pas le temps de réfléchir, il empoigna les sacs poubelles et l'enroula dedans, la serrant au maximum. Il fit tenir le tout en enroulant la silhouette de scotch marron. Il la prit par les pieds et la hissa sur le chariot qui était plutôt bancal. Il poussa avec toute sa force et réussi à le déplacer. Il suait à grosses gouttes quand il arriva au jardin. Il étala sur l'herbe fraiche la toile cirée et jeta sa mère dessus. Il regarda autour de lui, paniqué. Il avait en effet une peur monstre qu'on le découvre, pas pour lui mais simplement pour Bill. Il prit le gros bidon d'essence qui lui semblait si lourd, et vida le contenu sur sa pauvre mère. Les allumettes! Il avait oublié les allumettes! Il retourna donc en courant à la maison.

- Tom? Tom, t'es parti toi aussi? Tu m'as abandonné? Putain Tom, comment t'as pu me laisser seul?

Cette mort avait l'air de l'avoir fragilisé plus que le fameux "abandonneur " pensait. Il se précipita dans le salon.

-T'inquiète pas, je suis là.

Le plus jeune de dix minutes courut pour rejoindre les bras de son frère. Frère qui lui caressa doucement le dos.

-Arrête de pleurer, s'il-te-plait. Ça ne t'arrive pas souvent et je déteste te voir comme ça.
-Je suis si seul sans toi, je n'ai plus personne, personne.
-T'es pas seul Bill puisque je suis là.

L'étreinte se resserra alors que le c½ur des deux adolescents battait de plus en plus vit. La chaleur de leurs frottements doux leurs flanquaient de longs frissons. Mais Tom, Tom devait, achever sa sinistre corvée. Alors il retira de sa poche le mp3 de son jumeau. Il glissa les deux oreillettes dans les oreilles de celui qu'il chérissait par-dessus tout et lui confia l'appareil.

-Je reviens Bill, j'te promet, j'suis juste, dans le jardin d'accord? Reste là et écoute Nena.

Il déposa un dernier baiser brûlant sur son front, récupéra la boite d'allumettes sur la table basse et sorti à nouveau. La fraicheur de l'air se faisait sentir en ce 30 décembre et Tom trembla, tout en repensant à la douce étreinte avec son frère. Lui, il savait. Il voulait tellement, tellement plus ... Puis il en revint aux taches plus urgentes.

Il se saisit d'une allumette dans le paquet, il avait peur, vraiment peur, que le corps de sa maman ne veuille pas se consumer. Il la craqua, et la flamme dorée fendit en deux les ténèbres. Il se baissa et la fit entrer en contact avec un coin du sac poubelle. Longtemps. Jusqu'à ce que le sac fonde, jusqu'a ce que la flamme rencontre l'alcool et enfin, le feu prit. C'était un brasier, un brasier gigantesque et Tom fut vraiment paniqué à l'idée que le feu prenne plus encore et n'atteigne son jumeau. La peau, les os, les cheveux de sa mère, se transformèrent peu à peu en cendre, que la toile cirée retenait. Puis soudain, il accouru dans la maison, dans la chambre de sa mère, et il prit les draps qui avait touché la mort, puis, à nouveau dans le jardin, les fit tomber dans les flammes... Lorsqu'il n'y eut plus rien, qu'il eut passer de longues minutes à contempler le spectacle, il alluma le tuyau d'arrosage et aspergea le tout. Les flammes s'éteignirent. L'épaisse fumée noirâtre lui fit vraiment peur, l'odeur était vraiment atroce, Etait-ce vraiment sa mère? Celle qui sentait toujours la pâtisserie, le chocolat fondu? Cette pensée le ceint en deux. Sa mère était morte. Et il pleura encore et encore, restant longtemps pour ne pas que sa moitié le voit pleurer. Néanmoins, il sentit une présence derrière lui et des bras absolument divin dans leur douceur, l'enlacer. Et les rôles s'inversèrent.

-Tommy? J'sentais que... ça allait pas, alors j'suis venu tu vois... faut pas pleurer hein, pas à cause de moi.

Le concerné se retourna brusquement, s'éloignant un peu du même coup. Le brun lui ouvrit grand ses bras, et le dreadé vint se refugier dedans, plongeant son visage dans la délicieuse tendresse de son cou.

-Je t'aime, moi, tu sais, hein? Faut pas que tu l'oublies, on sera tout les deux seuls contre le monde et c'est tout. Oui ça fait mal, mais deux à se partager une même souffrance, c'est plus supportable non?
-Heureusement que t'es là.
-Non, justement, fit-il remarquer tristement. Sans moi jamais maman ne serait morte.
-Sans toi je ne sais même pas comment je pourrais vivre. Merci d'être né, tout simplement. Regarde, c'est maman là, vu qu'il ne pleuvait plus, je lui ai offert des funérailles.
-On ira récupérer les cendres demain, viens, rentrons, il fait si froid ici.

Et Bill entraina Tom à l'intérieur, dans la maison. Il se glissèrent tout deux dans leur chambre, Tom retira ses chaussures et son pantalon, puis vint avec Bill dans un seul lit. Il éteignit la lumière et tenta de s'endormir. Une bonne heure s'écoula avant que Bill n'ose murmurer :

-Tu dors?
-Comment le pourrais-je?

Le brun pinça les lèvres.

-Tom, si je te pose une question, tu ne te moqueras pas de moi, tu promets ?
-Oui je promet. Soulage-toi moitié.
-Pourquoi ... Pourquoi quand je suis contre toi comme ça, Tommy, j'ai le c½ur qui bat très fort, et pourquoi, quand tu bouge ne serait-ce que d'un millimètre, ça me torture à l'intérieur, dans le ventre, une torture délicieuse. Quand tu m'embrasse aussi.
-Je ne sais pas Billou, ça me fait pareil.
-Peut-être que ...
-Oui?
-Tu sais, quand j'étais à l'école maternelle, ça m'avait fait ça aussi une fois, pour une fille, en beaucoup moins intense, ça faisait juste des petits picotements là et ... et je l'appelais mon amoureuse. Ça me torturait aussi un peu.
-Et que faisais-tu ?
-J'aurais voulu, l'embrasser, sur la bouche, mais elle n'a jamais voulu. Rit-il nerveusement.

Le dreadé fit glisser sa main jusqu'à la hanche de son frère.

-Et tu voudrais essayer, avec moi ?
-Oh, ça ne te dérangerait pas ?
-Au contraire.
Bien au contraire même. Il en tremblait d'excitation. Le blond les colla encore plus l'un à l'autre alors que le brun passait sa main sur la joue de son frère. Il approcha doucement ses deux lèvres roses de celles de ses homologue. Leurs deux estomacs semblaient vouloir faire tous les loopings possible et imaginable. Bill fit doucement effleurer leurs bouches, très lentement, pour soudain appuyer plus, divinement. Leurs c½urs s'embrasèrent. Avant que l'échange ne se rompe. L'instant ne semblait jamais avoir existé mais tout deux gardait encore le souvenir du contact, sur leurs lèvres. La pluie recommença brusquement à frapper les carreaux, il avait l'impression qu'il allait se réveillé et se retrouver dans leurs lits respectifs. Oui mais d'un cauchemar ou d'un rêve?


-Alors ça t'as fait quoi?
-Ça m'a brûlé, une brûlure qui me consumait, et-et je voulais plus.
-Ça m'a fait exactement pareil...
-Tu me laisserais réessayer? Juste une fois, s'il-te-plait?
-Autant que tu le voudras, mon corps t'appartient, rigola-t-il.

Puis il s'arrêta aussitôt. Bill semblait surpris. Il était encore si innocent... Alors, pour lui faire oublier ceci, il recolla leurs lèvres tendrement, et ça le rendit presque euphorique. L'échange se prolongeait encore et encore, quand la langue chaude du noiraud vint timidement taquiner la lèvre inferieure du blond. Son c½ur fit un immense bond dans sa poitrine, avant de laisser libre accès à Bill d'explorer sa gorge, ce qu'il fit aussitôt, se délectant avidement du gout si particulier, le gout de Tom qui se demandait comment il allait pouvoir s'en passer. Le membre piercé chaud et humide jouant sensuellement l'explorateur dans sa bouche très doucement, caressant sa langue à lui , s'enroulant autour, se frottant contre. Mais le délicieux instant prit fin.

-Bill, dis moi ce que tu préfère. Tu préfère qu'on essaye de vivre tout les deux, tout seuls comme ça, et voir ce que ça donne. Ou bien alors que demain on aille à l'orphelinat, prenant le risque d'être séparés ?

Rien que l'idée, ça lui donnait envie de pleurer.
Mais Bill s'était déjà endormi.
Tom décida alors de choisir lui-même, pour que jamais ils ne puissent être aussi malheureux.

Il se rappela de ce qu'avait acheté sa mère en Amérique, quelques mois plutôt, pour qu'ils puissent se protéger Il descendit sans bruit du lit, puis, il alla le chercher.
En revenant dans sa chambre il se demanda comment s'en servir.
Puis il vit le sommeil paisible de Bill et il hésita, une seule seconde. Il allait falloir d'abord agir sur son jumeau et l'idée lui était insupportable. Pourtant il n'y avait pas d'autre solution.
Il reprit la boîte d'allumettes qu'il avait posé sur la table basse et courut au salon pour flamber un coin du canapé. Puis il revint dans la chambre. Ne pas réfléchir, ne surtout pas réfléchir et appuyer sur la détente. Il visa la tempe de Bill et appuya. Le sang coula. Ne surtout pas réfléchir, s'il pleurait il n'aurait le temps de rien faire. Il posa le revolver entre ses deux yeux, inspira une dernière fois, ferma les yeux puis tira.

Lorsque les voisins se rendirent compte que la maison des Kaulitz brûlait, ils se dépêchèrent d'appeler les pompiers. Il fût découvert, quand tout ce chaos prit fin, les cendres mélangées d'une mère et de deux jumeaux.

Et pour l'éternité, ils purent rester dans les bras l'un de l'autre, là ou le malheur jamais n'atteint ceux qui n'ont plus rien à craindre de la mort.


L'amour que nous n' f'rons jamais ensemble
Est le plus beau le plus rare le plus troublant
Le plus pur le plus enivrant
Exquise esquisse


[Paroles de Lemon Incest de Serge et Charlotte Gainsbourg]

FIN






*_______________________________________________________*

Voila, pour me faire pardonner de tout ce retard. je travaille dessus depuis pffiou, pas mal de temps.
Oui je sait que vous me haïssez ... Mais c'était la seule solution ^^" il sont heureux au paradis à présent.

Je vous promet le chapitre de SPY et puis de PPMM le plus vite possible, et peut-être un nouveau OS

Alors ... des avis ?


Piix : by me mais c'est pas moi sur la photo ;p

# Posté le mardi 17 février 2009 09:10

Modifié le mercredi 18 février 2009 05:51